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PUBLICATIONS 2009

Dernière mise à jour : 20 mars 2023

Décembre 2009

Mercredi 30, - "Le téléphone sonne" de France Inter du 28/12 dernier avait pour thème Et pourquoi pas la décroissance? Suite à une question d'auditeur, le sujet de la démographie a été superficiellement abordé. Aucune des pistes, pourtant maintenant bien connues, permettant de faire "décroître" la natalité n'a malheureusement été évoquée.


- « Si des réformes majeures dans la gestion de l'eau et de l'irrigation ne sont pas engagées rapidement en Asie, la plupart des pays devront importer un quart du riz et du blé dont ils auront besoin en 2050. Le continent asiatique compte actuellement 4,2 milliards d'habitants et il aura alors 2,5 milliards de nouvelles bouches à nourrir. La demande asiatique d'alimentation humaine et animale devrait doubler dans les quarante prochaines années ». C'est par cette phrase que débute l'article du Figaro « L'autosuffisance alimentaire de l'Asie en question » paru en août dernier mais toujours d'actualité.

Samedi 26, suite à l’échec du sommet de Copenhague, deux responsables du Planning familial, Carine Favier et Christine Mauget, évoquent les rapports entre la démographie et le droit des femmes dans un récent article (21/12) de Médiapart. Bien qu'opposées à certaines politiques qui viseraient à « contrôler la démographie du Sud pour garder le modèle de consommation au Nord », elles constatent néanmoins que sur ce sujet « le levier le plus important est une politique volontariste pour l'éducation des filles et l'aide à l'accès des femmes aux structures de santé et à la planification ».

Mercredi 23, - l'émission "C dans l'air", présentée par Yves Calvi, du lundi 21 décembre dernier, intitulée "Copenhague se moque du monde" a abordé la question démographique.


Lundi 21, - lors du face à face Franz-Olivier Giesbert - Denis Olivenne du 19 décembre 2009 (rediffusé ce matin) sur RTL, le premier est intervenu avec conviction sur le problème de la démographie :

« Il faut aller aussi aux sources. A l’origine, il y a aussi le problème démographique. C’est étrange d’ailleurs, parce qu’à Copenhague on a parlé de l’effet de serre, alors que le principal problème qui génère cet effet de serre, c’est la question démographique, avec cette démographie galopante dans une grande partie du monde ».


- Sous le titre désagréable de « Retour sur terre pour les nouveaux bigots », dans son blog du Figaro, Ivan Rioufol fait part se son propre bilan du sommet de Copenhague. Sans être en accord avec ses propos, nous ne pouvons que regretter avec lui le fait « que le problème de la surpopulation de la planète n'ait pas été évoqué ».

Vendedi 18, - Ce matin sur France Inter dans l'émission Inter-activ' entre 8h30 et 9h, Paule (auditrice âgée de 80 ans) a posé une question à l'invité qui n'était autre que Daniel Cohn-Bendit.

Paule (de Paris): « Je crois que le problème du monde c'est la surpopulation: on continue de payer les gens pour faire des enfants alors qu'on devait les payer pour ne pas en faire ». L'auditrice fait ensuite référence à Claude Allègre et exprime des doutes sur l'origine anthropique du changement climatique.

Cohn-Bendit: « Sur la population, le problème c'est d'organiser le monde tel qu'il est. (...) Je crois que si on augmente le niveau de vie des êtres humains de par la planète nous aurons une natalité en baisse: ça c'est la bonne réponse ».

Bernard Guetta (chroniqueur de France Inter): « Oui il est vrai que dans l'histoire le climat a toujours changé, c'est exact le Groenland s'appelait le Greenland il y a 1000 ans. A cause de la surpopulation dont vous soulignez l'importance Madame, aujourd'hui il serait beaucoup plus difficile au monde de s'adapter au changement de climat et donc nous devons faire entrer cette donnée dans le computer ».

Il est clair que les débats initiés à la suite du rapport de l'ONU ont déjà porté quelques fruits puisque, d'une certaine façon, Cohn-Bendit lui-même "souhaite la baisse de la natalité". Quant à Bernard Guetta, nous avions déjà souligné sur ce site son grand intérêt pour la question.


- Démographie Responsable s'associe à la mobilisation internationale pour les primates et appelle à signer le manifeste pour les grands singes et la nature.


- Lu dans le gratuit 20 minutes aujourd'hui :

« Ouvrons les yeux ! Le XXIe siècle est mal parti ! » , prédisait René Dumont dès les années 1960. Ingénieur agronome né au début du XXe siècle, il fut parmi les premiers à dénoncer l'agriculture productiviste telle qu'elle était pratiquée depuis l'entre-deux-guerres. Très vite, il devina les ravages de ce qu'il n'appelait pas encore la mondialisation : explosion démographique, bidonvilles, fossé Nord-Sud. Ses prises de position devaient le conduire, en 1974, à se présenter à l'élection présidentielle en tant que candidat écologiste. Il ne fédéra pas beaucoup (1,32 % des votes seulement), mais cette première candidature devait donner naissance au Mouvement écologique, premier mouvement écolo politique. Pas étonnant que, pour les Verts, René Dumont soit une sorte de père spirituel.

Mardi 15, Charlie-Hebdo résume sa vision sur la conférence de Copenhague.


- "Revue de presse internationale" : un article du Financial Post canadien montre que le sujet passionne aussi outre atlantique…

Mercredi 9, « La plupart des pays [d’Afrique subsaharienne] ont coupé les vannes du recrutement de fonctionnaires sous la pression des bailleurs qui exigeaient des économies budgétaires ». Résultat: « selon l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (Unesco), il manquera 2,3 millions d'enseignants d'ici à 2015 pour satisfaire aux objectifs du Millénaire fixés par les Nations unies ».

Mardi 8, - « Le monde s'alarme du réchauffement climatique et de l'épuisement des ressources lié à leur surconsommation. Il s'alarmerait plus sûrement encore de l'expansion inégale de sa population ». C'est par ces mots que Claude Imbert conclut son éditorial courageux, publié dans l'hebdomadaire Le Point et intitulé Le tabou démographique.


- « Il faut devenir extrêmement inventifs pour permettre à 9 milliards d’hommes de coexister en paix sur la planète ». C'est ce que Bernard Maris a déclaré ce matin sur France Inter lors de sa chronique Croissance ou décroissance? Celle-ci a d'ailleurs été reprise et peut être commentée sur Marianne 2 .

Lundi 7, - Ouverture du sommet de Copenhague avec dans les "matinales" de France Inter, une Chronique de Bernard Guetta sur le sujet :

« Le scepticisme et l’optimisme sont aussi justifiés l’un que l’autre. Les sceptiques ont raison de dire qu’il y a bien des chances que ce sommet de Copenhague ne s’achève, dans deux semaines, que sur un accord définissant les objectifs de lutte contre le réchauffement climatique et que le consensus sur les moyens à mettre en œuvre – le plus important, le concret – ne soit remis à des rendez-vous ultérieurs et, donc, aléatoires.

Ce scénario est plausible, voire probable, puisque les pays les moins développés ne voient pas pourquoi ils devraient ajouter des freins à leur croissance alors qu’ils ne sont certainement pas les plus coupables des dangers qui menacent la planète ; que les pays émergents voudraient logiquement qu’on tienne compte du fait que leurs industries ne contribuent au réchauffement que depuis deux ou trois décennies alors que la révolution industrielle occidentale date de plus d’un siècle et demi et que les pays les plus développés, enfin, refusent de porter une trop grande part du fardeau alors que l’industrialisation accélérée, et formidablement polluante, des pays émergents concurrence toujours plus leurs propres industries.

Cette question de la répartition de l’effort et des aides que les plus riches devront apporter aux plus pauvres est loin d’être résolue. Il sera d’autant plus difficile qu’elle le soit en deux semaines de débats que chacun des plus grands pays, des plus grands acteurs, autrement dit, de ce sommet, a choisi des années de référence différentes dans la fixation de ses objectifs en matière de réduction de ses émissions de gaz à effet de serre. A Copenhague, ce sera la tour de Babel. Personne ne parlera la même langue. Personne n’aura intérêt à trouver un langage commun qui mettrait chacun devant ses responsabilités. La partie sera si difficile que les marchandages risquent bel et bien de demander ces rendez-vous ultérieurs, cette perte de temps que les sceptiques ont raison de craindre et de dénoncer à l’avance mais l’optimisme, pourtant, n’est pas injustifié non plus.

Il ne l’est pas, d’abord, parce que les chefs d’Etat et de gouvernement, Barack Obama en tête, ont finalement décidé d’être présents en nombre à Copenhague pour les derniers jours du sommet. Cela signifie tout à la fois qu’ils ont l’espoir et la volonté de ne pas en repartir sur un échec et qu’ils ont senti que l’inquiétude sur l’avenir de la planète était devenue partout si profonde qu’ils ne pouvaient plus se permettre de ne pas agir, en première ligne.

Quelque chose a changé dans la perception mondiale de la réalité et des dangers du réchauffement. C’est la deuxième raison d’optimisme car on assiste, là, à l’émergence d’une prise de conscience et d’une opinion mondiales, phénomènes aussi totalement neufs qu’encourageants. A des degrés divers, bien sûr, mais sur les cinq continents, le genre humain comprend désormais que le changement climatique en cours doit être limité car il sera beaucoup plus difficile à surmonter que les précédents sur une terre à peu près partout surpeuplée. Copenhague est le premier signe d’amorce d’une gouvernance mondiale que la question climatique n’est pas seule à requérir. »

- Lors de l'émission Ce soir ou jamais du jeudi 3/12 sur France 3, le géophysicien Vincent Courtillot parle de "quatre problèmes écologiques majeurs" et cite la démographie en premier : après Claude Allègre, on ne peut que s'attrister du fait que les "climato-sceptiques" soient encore les seuls scientifiques à oser aborder le sujet.

Samedi 5, - L'organisation britannique OPT, que les visiteurs du site commencent à connaître, est à l'origine d'un projet original qui, à l'image du système de compensation carbone, pourrait s'avérer efficace pour lutter contre le changement climatique à moyen et long terme. Il s'agit de PopOffsets (compensation-population)

Vendredi 4, plusieurs personnalités, dont Pierre Rabhi, Allain Bougrain Dubourg et Corinne Lepage ont décidé de « se mettre en grève de la viande » pendant la durée du sommet de Copenhague et elles ont signé "L’appel des 10" dans lequel on peut lire: « Nous exigeons dès aujourd'hui une reconnaissance de l'impact de la viande sur l'environnement, la sous-alimentation humaine et la souffrance animale. Nous réclamons un moratoire sur l’élevage intensif et des mesures énergiques pour faire baisser la consommation de produits d'origine animale. » : http://www.viande.info/ et dans la presse en ligne : 1000 babords

Mercredi 2, contrairement à ce qu’on pourrait penser, certains gouvernements ont parfaitement conscience que leur pays a une croissance démographique trop importante. A ce titre, l’exemple du Sénégal est assez significatif.

Novembre 2009

Lundi 30, un rapport de la Wildlife Conservation Society (WCS), repris par Le nouvel observateur révèle que la population de tigres de Sibérie a considérablement diminué en raison du braconnage et de la perte de leur habitat.

Le tigre de Sibérie est une des 9 sous-espèces de tigres dont trois ont déjà disparu (tigre de Bali [1930], tigre de la Caspienne [1970] et tigre de Java [1972] ) et dont au moins une autre est en danger critique d’extinction: le tigre de Chine méridionale.

En 1900, il devait encore y avoir 100.000 tigres. En 2008, leur population en liberté était estimée à moins de 2.000 et probablement déjà un peu plus en captivité. Malheureusement, les tentatives de réintroduction de tigres nés en captivité n'ont jamais été couronnées de succès.

Le territoire d'un tigre dépend des proies qui s’y trouvent et peut ainsi varier de 30 à 1.000 km2 (Sibérie). De nos jours, la disparition progressive des forêts, la croissance démographique humaine, la disparition des proies, l'extension des zones cultivées, la perpétuation d'un trafic de peaux et de sous-produits pour certaines médecines traditionnelles pèsent dramatiquement sur sa survie.

Finalement, si l’espèce humaine, trop fière d'elle-même, ne parvient pas à s'autolimiter et continue aveuglément sa croissance démographique jusqu’aux 9 ou 10 milliards prévus, elle portera la lourde responsabilité de l’extinction de ces magnifiques animaux qui vivent encore en liberté.

Lire l'excellente monographie sur dinosoria.com

Vendredi 27,

- A Copenhague J-9, il est bon de rappeler que les impacts négatifs de la croissance démographique humaine ne se limitent pas au dérèglement climatique. Ainsi sur le sujet de la disparition progressive des espèces animales sauvages en particulier et de perte de la biodiversité en général, on ne peut que conseiller la lecture d'un article du Figaro du mois d'août dernier SOS monde sauvage


- Notons la publication du rapport du "Mouvement pour les peuples indigènes" (Survival)

D’après Survival, quatre des mesures d’atténuation prévues pour lutter contre le changement climatique menacent les peuples indigènes: - Les agro carburants dont la production va souvent se faire sur les territoires ancestraux de peuples indigènes, - L’énergie hydroélectrique avec l’implantation de barrages et l’expulsion des milliers d’autochtones de leurs terres, - La conservation des forêts qui amène parfois le bannissement des chasseurs-cueilleurs, - La compensation des émissions carbone (taxe carbone) qui donnent à ces mêmes forêts une immense valeur marchande et qui risque donc in fine de provoquer l’expulsion des peuples indigènes.

Hormis la production d’agro carburants tout à fait contestable, surtout sur des territoires confisqués, on ne peut pas sur le principe être contre les trois autres mesures d’atténuation. Par contre, il est bien évident qu’il faut tenir compte du droit à l’existence de ces peuples autochtones et Survival va essayer de se faire entendre à Copenhague.

Les peuples indigènes ayant déjà été submergés par l'arrivée de colons cupides et sans scrupules il serait des plus révoltant que le forfait se poursuive avec cette fois-ci un alibi justifiable.

Jeudi 26,

- Danielle Bousquet sur RFI

« Le planning familial est le moyen pour une femme d’avoir des droits supplémentaires. »

« 200 millions de femmes mariées dans les pays en développement souhaitent ne plus avoir d'enfants parce que cela aggraverait leur pauvreté » (Unfpa)


- Un autre article (19/11) de Courrier international

Mercredi 25, toujours très en pointe sur le sujet, Le Monde publie une analyse de Frédéric Lemaître :

Mardi 24,

- Nouvel article du Monde sur le sujet: La "démographie verte", par Stéphane Madaule


- dans un "chat" organisé par Le Monde.fr, le député Vert de Paris Yves Cochet, estime que "ne plus inciter à la natalité pourrait réduire l’impact écologique des pays développés".

Jeudi 19

- Sous le titre « Moins de naissances équivaut à moins d'émissions de CO2 »,

le quotidien Le Figaro consacre lui aussi un article assez favorable au rapport de l'UNFPA


- Communiqué de presse de la "délégation aux droits des femmes et à l’égalité des chances entre les hommes et les femmes".


Mme Michèle André (soc., Puy-de-Dôme), présidente de la Délégation aux droits des femmes, tient à saluer les conclusions du dernier rapport du Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA) qui apporte un nouvel éclairage sur le caractère crucial que revêt aujourd’hui l’éducation des filles pour l’avenir de notre planète.

On sait de longue date l’importance que revêt l’accès des filles à l’éducation pour briser les cycles de la misère et de la maladie : mieux instruites, les femmes peuvent apprendre à maitriser leur fécondité et à se protéger contre certaines maladies comme le VIH/SIDA ou les autres maladies sexuellement transmissibles ; les connaissances et les compétences qu’elles acquièrent leur permettent en outre d’améliorer leur statut social, leur autonomie financière et leur représentation politique.

Les 189 chefs d’État qui ont signé la déclaration du millénaire en 2000 ont d’ailleurs reconnu que l’éducation des filles était nécessaire pour réduire la pauvreté et respecter les droits de l’Homme.

Le rapport de l’UNFPA montre en outre que les efforts consentis en matière d’éducation et de contrôle des naissances ne se contentent pas de stimuler la croissance économique et de réduire la pauvreté mais qu’ils ont en outre un impact positif dans la lutte contre le réchauffement climatique en réduisant les volumes d’émission de CO2.

C’est une raison de plus pour ne plus accepter que 100 millions d’enfants soient privés d’accès à l’enseignement primaire et que ceux-ci soient en grande majorité des filles.

Mercredi 18 - Selon l'ONU, la natalité menace le climat.

Le rapport du Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA), publié ce jour, souligne que la natalité galopante des pays en développement est l'un des principaux moteurs du réchauffement climatique.


- La conférence internationale sur la planification familiale intitulée: « recherche et meilleures pratiques » se déroule à Kampala capitale de l’Ouganda depuis le 15 novembre dernier et doit s'achever aujourd'hui. Force est de constater que les médias français ne se sont pas précipités pour nous informer sur le sujet. La seule à s’en être préoccupée est la presse sénégalaise et un journal suisse. Apparemment le sujet est moins tabou dans certains pays du sud que chez nous…

Mardi 17, - A l’occasion de l’ouverture à Rome du sommet contre la faim organisé par la FAO (organisation des nations unies pour l’agriculture et l’alimentation), France 2 a consacré un sujet à la faim dans le monde, au journal de 20 heures d’hier soir.

Samedi 14, L'Afrique vient de franchir le cap symbolique du milliard d'habitants. Si la prévision de doublement se réalise en 2050, le continent aura vu sa population multipliée par dix (!) en un siècle… L'éditorial du journal Le Monde (édition du dimanche 15 et lundi 16 novembre) intitulé « Sujet tabou » traite de ce problème majeur.


Mardi 3, nous apprenons aujourd'hui avec tristesse le décès de Claude Lévi-Strauss.

Il s'était récemment exprimé sur le thème de la diversité biologique et culturelle mise à mal par




Claude Lévi-Strauss par Louis Monier en 1988

Octobre 2009


Le 29, le Maghreb et en particulier le Maroc continue à donner l'exemple au reste de son continent sur la conduite à tenir concernant la gestion de la démographie : un article de L'économiste, premier quotidien économique du Maroc nous apprend que le Maroc a connu en un peu plus de 40 ans une baisse spectaculaire de son ISF (Indice synthétique de fécondité = nombre moyen d'enfants par femme en âge de procréer à l'intérieur d'une population.) Celui-ci est en effet passé de près de 8 à 2,5 Les raisons de cette réussite sont les suivantes: - scolarisation des jeunes filles - niveau d’instruction de la femme - recul de l’âge du premier mariage - utilisation des méthodes contraceptives - amélioration du niveau de vie On note évidemment une certaine différence de niveau entre les zones rurales et le milieu urbain. A l’énumération de ces paramètres, par ailleurs bien connus, on ne peut que se demander pourquoi de telles politiques de scolarisation et de contraception tardent encore à être mises en œuvre dans le reste du continent.


Le 21, nous avons lu avec grand intérêt l'interview du démographe Youssef Courbage réalisée par la journaliste Christelle Marot pour Econostum.info.

Youssef Courbage est chercheur à l'Institut national d'études démographiques.

Septembre 2009

Signalons la parution du mensuel Terra Eco du mois d'octobre 2009 dont la couverture affiche:

Surpopulation, faut-il arrêter de faire des enfants?

Sur la forme, il est assez paradoxal de constater que Démographie Responsable n'oserait même pas poser la question de cette façon. Par contre un titre tel que "Surpopulation, faut-il s'arrêter à 2 enfants?" nous aurait tout à fait convenu, mais peut-être eut-il été moins vendeur...

Sur le fond, nous ne reprocherons pas à cet article et à l'éditorial de Walter Bouvais (directeur de la publication) de surfer sur un thème de plus en plus présent dans le débat public, car ce dossier a le mérite indéniable de faire réagir de façon contradictoire deux personnalités incontournables (Yves Cochet et Henri Léridon).

L'article lui-même cite le britannique James Lovelock de l'Optimum Population Trust: « Vous prenez tous les problèmes que l’humanité pose à la planète aujourd’hui, et vous augmentez leur intensité de 50 % , soit l’équivalent du passage de 6 à 9 milliards d’habitants », donne la parole à des personnes qui « ont choisi de ne pas avoir d’enfants » et apporte un nombre conséquent d'autres éléments à la réflexion du lecteur.


Tout comme Démographie Responsable, « des experts appellent à freiner la croissance de la population mondiale » :

Parution sur RTL info.be et Développement local au Sénégal


Août 2009

Le Monde Diplomatique propose un article intitulé: "La décroissance, une idée chemine sous la récession" dans lequel son auteur, Eric Dupin, dresse un panorama des acteurs de cette idée qui connaît aujourd'hui un intérêt "croissant"...

Il écrit entre autres :

- « L’audience du mensuel La Décroissance, fondé par Vincent Cheynet en 2004, est révélatrice de l’impact de ce courant. Il serait diffusé à 20.000 exemplaires dont 13.000 en kiosque, et pratique un ton très polémique dont sont principalement victimes les écotartuffes d’un capitalisme vert et d’un développement durable, sévèrement brocardés ». - « Paradoxalement, les idées de décroissance ne sont guère plus présentes chez les Verts. Yves Cochet se sent très isolé au sein de son parti. Certaines de ses prises de position ne favorisent cependant pas son écoute. En avril 2009, le député écologiste de Paris a choqué en prônant une inversion du montant des prestations familiales à partir du troisième enfant, au motif qu’un nouveau-né aurait un coût écologique comparable à six cent vingt trajets Paris-New York. Il s’assume néomalthusien même s’il admet que son raisonnement est peut-être trop scientifique »

Suite à cette parution, Démographie Responsable a envoyé au journal le courrier suivant: « L’article affirme qu’Yves Cochet a choqué par ses propos concernant la nécessité de réduire notre croissance démographique : or cela n’est vrai que pour une partie de l’opinion, en attestent un nombre non négligeable de commentaires favorables sur le net.

Le calcul du député Vert bien que "scientifique" a le mérite d'énoncer les choses clairement:

Comment faire baisser la consommation alors même que la population continue de croître ?

Pour faire simple, imaginons qu’en 2008, 700.000 français aient décidé de faire l’effort de diminuer leur "consommation globale" par 2, ils n’auraient donc plus compté que pour 350.000; sachant que cette même année notre pays a accueilli le même nombre de nouveaux arrivants (http://fr.wikipedia.org/wiki/Démographie_de_la_France), leur effort aurait été absorbé en totalité et on peut considérer qu’il n’y aurait même pas eu "le début du commencement" d’une décroissance quelconque…

De plus, on peut douter que chacun des 20.000 acheteurs du mensuel La Décroissance réussisse à convaincre 35 (!) de ses compatriotes de passer à la "simplicité volontaire" et ce, chaque nouvelle année…

Au final le concept de Décroissance doit bien évidemment prendre en compte le facteur démographique, comme le préconise aussi pour de nombreuses autres raisons l’association Démographie Responsable. »

Juin 2009

Interview de Yves Cochet parue dans le journal Politis-Hebdo

POLITIS : Avez-vous lancé l’idée d’une « grève du 3e ventre » comme une provocation ou bien l’assumez-vous sérieusement ?

YVES COCHET : Je n’ai pas l’habitude d’inventer des petites phrases pour qu’elles rebondissent dans les médias, mais d’avancer des propositions qui me paraissent les plus justes au regard de la situation de l’humanité, sans esprit partisan ni outrancier.

Tout d’abord, cette référence à la « grève du ventre » est un hommage aux féministes françaises néo-malthusiennes de la fin du XIXe siècle : elles refusèrent de fournir de la « chair à canon » à un gouvernement qui poussait à la famille nombreuse après la défaite de 1870.

Un bon siècle plus tard, la France vit toujours sous l’empire d’une politique nataliste, et tout le monde pense que c’est naturel. On distribue des médailles aux femmes méritantes, et les allocations familiales sont sacrées. Je ne propose pas d’arrêter de faire des enfants, mais que les politiques française et européenne deviennent neutres vis-à-vis de la natalité, voire qu’elles favorisent la modération des naissances.

Les messages de contrôle sont généralement destinés aux pays du Sud…

Il faut tordre le cou aux lieux communs : le problème démographique ne se pose pas pour l’Afrique, aujourd’hui ! Sa population, par sa sobriété, ne pèse pas démesurément sur les ressources naturelles. En revanche, chaque Européen exerce une pression très importante – ponction sur l’énergie, émissions de gaz effet de serre, dégradation de la biodiversité, pollution des milieux, etc. –, multipliée à quelque 500 millions d’exemplaires ! Voilà le sens de ma comparaison : un enfant européen qui vient au monde génère, dès la naissance, un impact douze fois plus important qu’un petit Burkinabé. Ce qui a des répercussions politiques, démocratiques, sociales et économiques considérables : aujourd’hui, l’Europe dépasse de très loin la capacité de ses ressources à se régénérer. Son modèle de vie est insoutenable.

Pourquoi ne pas cibler essentiellement ce dernier, plutôt que s’en prendre à une natalité occidentale qui peine à renouveler les générations ?

Peut-on sérieusement compter sur le seul recul de la consommation matérielle ?

Depuis le sommet de la Terre de Rio, en 1992, en passant par celui de Johannesburg en 2002, et dans l’attente fébrile de celui de Copenhague sur le climat à la fin de l’année, on a beau parler au plus haut niveau, nous ne constatons que la croissance des impacts sur la planète. Les plans de relance d’Obama, de Sarkozy, de Merkel, etc., c’est « toujours plus » !

Cela fait des années que je fais monter mes analyses et mes propositions : si j’aborde aujourd’hui la question démographique, c’est que la réalité factuelle de ce monde m’y incite, en responsabilité.

Et la situation est gravissime, les plus préoccupantes des hypothèses des climatologues sont dépassées. Sans une réaction extrêmement énergique, l’humanité se prépare au pire. C’est-à-dire à la perspective de guerres civiles avec un nombre de morts considérable (1) ! Quel avenir dessinons-nous au 3e enfant ? Je conclus simplement que nous n’y arriverons pas si nous ne jouons pas simultanément, démocratiquement, équitablement et solidairement sur les deux facteurs que sont le niveau de consommation individuel et la taille de la population.


POLITIS : Cette proposition vous a valu des attaques virulentes…

YC : J’ai dit exactement : réduisons les allocations familiales dès le 3e enfant. Et rien de plus. L’extrême droite m’a fortement attaqué – ce n’est pas une surprise. Mais, ailleurs, on m’a traité de néo-fasciste, d’autoritariste, etc. Une directrice de recherche de l’Institut national d’études démographiques (Ined) a dit que je voulais la disparition de l’humanité. Même le mensuel la Décroissance m’a épinglé !

Nous y voilà : on veut bien changer le modèle économique, la société, etc., mais pourvu que l’on ne touche pas à la démographie : ça fait partie de la sphère privée. Mais on se leurre ! La « transition démographique », cette inflexion historique de la croissance de la population des pays industrialisés, a été totalement structurée par une évolution culturelle, que l’on revendique désormais comme un élément de la « civilisation européenne ». Rien de privé, là-dedans, c’est un choix de société. Il y a trente-cinq ans, c’était encore « Dieu qui voulait les enfants » : l’autorisation de l’avortement par la loi Veil et le planning familial ont bien montré qu’il existe une politique démographique publique. Pourquoi ne pas l’étendre au champ de la réduction des impacts des humains sur l’environnement ?

Je ne suis pas un radical extrémiste, je suis même plutôt modéré. À l’opposé des réactions épidermiques, j’ai le sentiment de choisir des mots justes découlant d’analyses justes, qui ont le plus grand mal à être admises aujourd’hui. Je me prononce non pas au nom de fantasmes personnels, mais sur des bases scientifiques, en m’appuyant sur la matérialité du monde.


POLITIS : Vous avez aussi été critiqué dans votre camp. Vous allez trop loin pour les Verts ?

YC : C’est vrai que l’on me stigmatise également dans mon parti, j’en ai surpris quelques-uns. Je ne fais pourtant que dérouler un raisonnement spécifique à l’écologie politique : la capacité d’aborder les problèmes avec une vision globale. En l’occurrence, ayons le courage d’affronter nos préjugés et nos tabous : nous n’avons pas pris en compte tous les paramètres de la crise écologique. En particulier, il faut interroger cette politique nataliste en vigueur depuis la fin du XIXe siècle. René Dumont, le premier candidat écologiste à la présidentielle en 1974, le disait avant moi (2). Au mot près, je ne fais que le remettre au goût du jour.

Propos recueillis par Patrick Piro

(1) Voir L’Antimanuel d’écologie, éditions Bréal, 2009, chapitre X.

Avril 2009

Article de Libération concernant l'avalanche de réactions qui a suivi la proposition de "grève du 3° ventre" de Yves Cochet

En page 17, sous le titre "Grève du 3° ventre un débat fécond", Mourad Guichard écrit :


Deux enfants, ça va. Un troisième bonjour les débats. C'est le député Verts Yves Cochet qui a ouvert la boite de Pandore le 4 avril à Paris au cours d'un colloque d'Entropia, la revue de la décroissance. Sa solution pour lutter contre la crise écologique et économique ? Une directive baptisée "grève du troisième ventre", qui inverserait l'échelle des prestations familiales. « Aujourd'hui plus on a d'enfants, plus on touche. Je propose qu'une famille continue de percevoir des aides pour les deux premiers enfants, mais que ces aides diminuent sensiblement à partir du troisième » avait déclaré le député.


"Anti-France". Depuis, notamment sur les forums Internet, les critiques pleuvent : les groupes attachés à la valeur famille lui reprochent "un délire malthusianiste" ; la gauche le soupçonne de vouloir pénaliser les familles étrangères ; et l'extrême droite crie à "l'anti-France" et à "la mort de l'occident" si l'on incite les familles européennes à la dénatalité. Interviewée par Libération, la démographe France Prioux explique la dangerosité d'une telle mesure : « cela aurait des effets assez déplorable. Ce serait une remise en cause pure et simple de la politique française, axée sur le troisième enfant. Celle qui permet à notre pays d'avoir une meilleure situation démographique que nos voisins allemands, par exemple. » En aparté, la directrice de recherche à l'Institut national d'études démographiques (Ined) s'interroge ironiquement : « Pourquoi ne pas pousser la logique jusqu'au bout et appeler au non renouvellement de l'espèce ? »


En déplacement à Orléans pour la campagne des européennes, Jean-Paul Besset, tête de liste d'Europe écologie pour le Grand Centre et cofondateur de la revue Entropia, a tenté d'analyser la démarche de son compagnon d'armes : «Yves [Cochet] adore la provocation. Il veut mettre l'accent sur la gravité de la crise et je lui donne raison sur la forme. Mais sur cette disposition précise, il est à côté de la plaque ». Les seuls qui semblent vraiment le comprendre sont les militants de "Démographie Responsable". Rémi Manso, le président de cette association regroupant des écologistes décroissants, juge qu'écologiquement « la France dépense trop. Notre pays consomme l'équivalent de deux ou trois planètes chaque année [si toute la planète consommait comme la France, cela nécessiterait les ressources de deux à trois fois la Terre, ndlr] » dénonce-t-il.


"Stabiliser". Yves Cochet, lui, expliquait lors du fameux colloque qu’« un enfant européen [ou douze enfants burkinabés] coûtait [tout au long de sa vie] l'équivalent de 620 trajets Paris / New York ». « Pour réduire ce coût, il faut jouer sur plusieurs leviers, dont la baisse de la consommation, mais ça ne sera toujours pas suffisant, prévient Rémi Manso. L'Ined lui-même annonce une augmentation de la population à moyen terme. Ce qu'il faut aujourd'hui c'est stabiliser le nombre d'enfants, à défaut de pouvoir le réduire. »


En lançant son missile, Yves Cochet - difficilement joignable depuis cette affaire - savait qu'il provoquerait un début de polémique. A ce point, certainement pas.


Réponse de notre association sur la proposition de "grève du 3°ventre"

La proposition d'Yves Cochet est courageuse et il faut applaudir qu'enfin un personnage public relativement connu lève le tabou. Il est important de comprendre que quelles que soient les bonnes volontés en matière d'écologie, elles seront balayées si nous sommes trop nombreux.

Beaucoup de réactions ici font part de la lenteur et de l'inertie des mécanismes démographiques. Ils mettent en doute l'efficacité de la restriction de la natalité parce que ses effets seront lointains. Cela doit au contraire nous encourager à le faire, il ne faut pas agir pour demain mais pour un peu plus loin. Imaginons en 2100 un monde avec 12 milliards d'habitants ou un monde à 3 milliards d'habitants. Lequel sera le plus vivable ? Le moins générateur de conflits ? Le plus susceptible de respecter la nature et les autres espèces ?

Il faut donc commencer maintenant dans les pays peu développés pour l'effet démographique comme dans les pays développés pour la valeur d'exemple et aussi parce que c'est là que chacun consomme le plus. Dans ce cadre, cesser d'encourager financièrement la natalité est une mesure sage et responsable, elle n'a rien d'antihumaniste, bien au contraire elle prépare à l'inverse un monde qui pourrait être moins coercitif et moins pollué. Ne nous trompons pas, plus nous serons nombreux plus nous ferons le lit des contraintes futures.




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