Moins nombreux, plus heureux ?

C'est en tout cas ce que semble penser Simon Kuper dans un article du site Courrier International publié le 29/09/2026 et dont voici un résumé :
La fécondité mondiale continue de s'effondrer. De l'Europe au Japon en passant par la Chine, la population a déjà cessé de croître et pourrait fondre de moitié d'ici 2100. Seule l'Afrique subsaharienne continuera de faire grossir le total mondial, jusqu'en 2080.
Que deviendront ces territoires vidés ? L'historien James Belich propose de regarder du côté de la peste noire, qui a emporté près de la moitié des Européens de l'Ouest dès 1345. Selon lui, les survivants ont vécu mieux : les terres et les biens, partagés entre moins de personnes, ont fait monter la richesse individuelle, le nombre de logements, la consommation de viande et l'investissement dans l'éducation des enfants. Les travailleurs, devenus rares, se sont disputés à prix d'or.
Les villes ont courtisé les étrangers et le marché de l'emploi s'est ouvert aux femmes, comme il pourrait s'ouvrir demain aux plus de 70 ans. Pour pallier le manque de bras, on a aussi multiplié les inventions qui ont permis la conquête du monde par l'Europe.
En 2100, nos descendants pourraient ainsi bénéficier de logements en abondance et d'une existence confortable, si le climat le permet.


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